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6/8/2009

Rien

6/3/2009

Terre

6/2/2009

Seven

Critique

La poétique du vol et l’envie d’aller au-delà des lieux !

 

Étude sur la poésie de la poétesse Frédérique Bourdin

 

 

 

L’envie de voler et de fuir les lieux comme les oiseaux migrateurs est une envie qui habite les cœurs de tous les poètes du monde entier. Car le vol dans les cieux fait croire et fait penser à la réalisation de la liberté totale et surtout la liberté d’esprit. Être un oiseau cela veut dire être un messager entre le ciel et la terre, être même le symbole de l’immortalité de l’âme, selon Jean Chevalier et Alain Gheerbrant dans leur dictionnaire des symboles.

 

Mais la plupart des poètes aussi sont vraiment des oiseaux mais souvent des oiseaux qui ont des ailes brisées par la souffrance, et ils veulent malgré cela voler à l’importe quel prix.

 

Dans son recueil de poèmes intitulé « D’ailes brisées à elle sensuelle » notre poétesse Frédérique Bourdin nous invite tous à entrer dans sa propre maison poétique, celle où l’amour prend mille et un visages, où l’amitié se déclare devant nos yeux avec toute sa beauté humaine et sa clarté lumineuse. Cet amour là et cette amitié trouvent dans leur chemin commun des obstacles, des difficultés et ils ne peuvent pas à cause de cela se manifester avec toute leur sincérité. Mais de cette absence et de ces manques, selon l’expression du poète Philippe Lemoine, notre poétesse connaît la présence. Cette présence qui donne à sa poésie son âme vivante au- delà même de toute réalité et de toute limite.

 

Ainsi on trouve que notre poétesse dès le début de son recueil de poèmes, déclare sa profonde souffrance en regardant, en sentant les douleurs de sa mère avant qu’elle soit morte, dans un poème intitulé « 13 juin » :

 

« La rage et la peine

L’amour et le manque

Les odeurs et les douleurs

Les souvenirs en pointillés

Les journées passent au ralenti

Après quelques mots échangés

Je suis soulagée de la savoir en paix

Elle est délivrée de ses douleurs

Je la regarde…elle se repose

Étendue sur son lit elle est glacée

Un baiser, une caresse sur sa joue

Mon cœur ne comprend pas »

 

Après la mort de la mère et après une année de son absence de cette vie, la poétesse reprend un peu son souffle humain et voit la vie avec un œil différant au premier, car la vie est toujours là et on ne peut pas qu’y vivre malgré l’éloignement des chères personnes et malgré les chagrins que nous sentons à cause de cet éloignement :

 

« Un an s’est écoulé

Ma vie n’est plus la même

Elle sait que je vais mieux

Elle me connaît, elle me sent »

 

Dans un autre poème intitulé « Je suis là », la poétesse reprend le même sujet, celui de décrire la relation intime entre elle et sa mère absente, car cette absence là réveille en elle tous les sentiments forts envers sa mère. Cette mère qui a représenté pour elle le visage même de l’amour et de la tendresse, le visage de la protection et de l’amitié, le visage de la belle vie.

 

« Tu me regardes …

Tes yeux sont vides…

Où es-tu, je ne vois pas !

Dis-moi ce qui ne va pas…

Je te regarde, mes yeux sont fermés

Je parle, mes lèvres ne murmurent pas

Je t’enlace, mes bras sont inertes

Je pleure, je ne suis déjà plus là … »

 

Ce cas là, ce cas de faiblesse totale, le cas où la poétesse devant les douleurs qui l’entourent à cause de l’absence de la mère, devient comme un oiseau sans ailes, ou au moins comme un oiseau dont les ailes brisées, car elle ne peut plus voler dans le ciel de la mère, ce ciel plein de la beauté et de la bonté du monde entier. Elle ne peut pas aller au-delà des tous les lieux, car elle est devenue coincé par le lieu où dort sa mère pour toujours.

 

Mais malgré toute cette souffrance insupportable et malgré tous les maux du cœur, notre poétesse va essayer de recréer le visage perdu de sa mère à travers le rêve et à travers les pensées et à travers bien sûr la recréation des souvenirs. Ainsi on la trouve dans on poème nommé « Maman » parler de cette expérience humaine d’une façon profonde qui touche nos cœurs :

 

« La souffrance s’est enfermée dans mes larmes

Elle ravive le manque et rouvre les blessures

Dissimule ton aura que je vois chaque jour

Arrache en moi la douceur des souvenirs »

 

Enfin la poétesse trouve son calme intérieur et commence à voler comme les oiseaux livres car elle « ne sait que voler » selon sa propre expression poétique.

 

___________________________________

 

Frédérique Bourdin : « D’ailes brisées à elle sensuelle »

Éd. Mille Poètes LLC 2007

 

 

Dimanche 17 Février 2008

Noureddine Mhakkak

Entrevue

Abdelouahid Bennani (poète) : _ Bonsoir Frédérique, tu t’es enfin décidée à publier ton recueil, depuis le temps que tu écris. Est-ce dû à Paris ? (sourire)

 

Frédérique Bourdin : _ Bonsoir Wahid. Sourire… Non, mon recueil n’est pas dû à Paris. Je le dois à Guy qui m’a demandée si j’étais intéressée pour publier, à l’automne dernier. S’il ne l’avait pas fait, je pense que ce recueil ne serait pas sorti tout de suite parce que je suis très exigeante envers moi-même et jamais totalement satisfaite du résultat. J’estimais pouvoir faire mieux avant d’être publiée mais finalement, le résultat me comble. Quant à Paris… je dirais que c’est la cerise sur le gâteau.

 

A. Bennani : _ Le bonheur que tu vis à présent t’inspire-t-il autant que les échecs sentimentaux ?

 

F. Bourdin : _ Sourire… j’ai envie de te répondre une chose : tu verras bien dans le second recueil mais oui, il m’inspire tout autant, sinon plus parce que ce bonheur là, c’est le présent et je le vis pleinement.

 

A. Bennani: _ « D’ailes brisées à elle sensuelle » ? J’avoue ne pas comprendre le sens de ce titre.

 

F. Bourdin : _ « D’ailes brisées à elle sensuelle »… C’est un peu le « résumé » de ces deux dernières années de ma vie. Transformer les « ailes brisées », douleurs de l’âme, en « elle sensuelle », féminité, amour. C’est ce que je suis parvenue à faire, et j’ai retranscris mes sentiments au travers de ce recueil qui me raconte.

 

A. Bennani : _ Ce recueil rassemble-t-il toutes tes poésies depuis le collège où tu considérais l’écriture comme un moyen d’évasion ?

 

F. Bourdin : _ Non. Seuls les poèmes écrits depuis deux ans sont présents. Ceux que j’écrivais au collège doivent être quelque part dans un grenier de la maison familiale sur des feuilles poussiéreuses. Je me revois encore assise dans mon grenier où j’aimais m’enfermer pour écrire à la lumière d’une ou plusieurs bougies. J’avais déjà l’impression de m’évader.

 

A. Bennani : _ La couverture est illustrée par un papillon aux formes humaines. Est-ce ainsi que tu te vois, un papillon humain ?

 

F. Bourdin : _ Sourire… Non. Si c’était le cas, j’aurais tout fait pour avoir des ailes de papillon dans le dos… rires… quoique… avec le tatouage que j’ai sur les reins, ce n’est qu’une demi-vérité. Mais non, je ne me considère pas comme tel. Le papillon est apparu à peu près en même temps qu’est revenu l’écriture. Il est le symbole de l’envol, de la vie, de l’éveil. Il est éphémère aussi, comme nos vies. Il me permet de me rappeler qu’il faut profiter de chaque instant qui passe, et faire en sorte de ne jamais rien regretter. Le papillon est très symbolique en ce sens, il vit, il profite et puis j’aime beaucoup aussi cette phrase : « Un battement d’aile de papillon à Paris peut provoquer, quelques semaines plus tard, une tempête sur New-York »… chaque geste, chaque pensée, a des répercussions sur quelque chose ou sur quelqu’un, que l’on soit ou non paré de bonnes intentions.

 

A. Bennani : _ Un papillon est comme le paon qui adore montrer ses magnifiques plumes, mais ce n'est qu'un "Insecte" ébloui par la lumière qui le brûle. Des instincts suicidaires ?

 

F. Bourdin : _ Le papillon est différent du paon. Le paon se pavane tandis que le papillon se contente d’Etre. Il ne déploie pas ses ailes pour se faire admirer, il les déploie seulement s’il est importuné ou alors pour découvrir de nouveaux horizons. Il arrive parfois qu’un papillon se brûle mais qui peut se vanter de ne s’être jamais brûlé les ailes quelque part ? Ce n’est pas être suicidaire pour autant, et ce n’est pas mon cas. Est-ce la lecture de mon livre qui t’a inspiré cette question ?

 

A. Bennani : _ Oui, il y a plusieurs poèmes dont je nomme un dont le titre est « Abandon » :

« De leur départ elle ne s’est pas remise

Elle ferme les yeux et s’en va les rejoindre. »

 

F. Bourdin : _ Tu n’as pas tort… Pris au premier degré, ces vers peuvent y faire penser et lorsque je les ai écrit je me rappelle y avoir songé. Mais on peut aussi les prendre dans un sens différent. Lorsqu’elle part les rejoindre, on peut aussi penser qu’elle est si fatiguée d’avoir tant de peine qu’elle se réfugie dans le sommeil afin d’être avec eux dans ses rêves. Epuisée par le chagrin ? Dépressive ? Suicidaire ?… Plusieurs explications possibles auxquelles le lecteur peut s’identifier suivant ses propres expériences.

 

A. Bennani : _ Quel serait la couverture de ton second recueil, un autre papillon ? (sourire)

 

F. Bourdin : _ Non, pas de papillon en couverture pour le prochain. J’ai déjà l’idée de la couverture et du thème mais… chut…

 

A. Bennani : _ Et ce sera pour quand, ce deuxième recueil, Frédérique ?

 

F. Bourdin : _ Je ne sais pas… peut-être cet hiver ou au printemps prochain, voire plus tard. Je n’ai jamais réussi à « dresser » les mots pour qu’ils répondent présents lorsque j’ai envie d’écrire. Je les laisse mûrir. Alors quand ? Je ne sais pas mais bientôt j’espère.

 

A. Bennani : _ Tu commences ton recueil par le « 13 Juin », pourquoi cette date qui porte le nombre 13 ? Est-ce bien la date du décès de ta défunte mère ?

 

F. Bourdin : _ Oui, c’est la date de son décès, 13 juin 2005. Si j’ai commencé par celui-ci, c’est parce que cette date coïncide plus ou moins avec la naissance de « Papillon ». Ce recueil m’a permis de tourner une page plus sereinement sur une partie de ma vie alors c’est naturellement que je lui rends hommage avec mes poèmes, en plus de lui dédicacer mon livre. C’est une manière de lui dire ce que j’avais sur le cœur, et une habitude que j’ai gardée pour « communiquer » avec elle. Cela me donne l’impression d’une correspondance, mais à sens unique, certes.

 

A. Bennani : _ On imagine que les tout premiers poèmes sont dédiés à ta maman. Et, dans toutes les religions, dans toutes les cultures la mère est plus « vénérée » que le père. C’est du à quoi ?

 

F. Bourdin : _ Sans prétendre avoir réponse à tout, je pense que si la mère est autant « vénérée » c’est bien parce qu’elle a la capacité d’enfanter. Pour un enfant, la mère est le lien avec la vie. Elle écoute, elle conseille, elle console. C’est un guide. Perdre sa mère, c’est perdre une partie de soi, de son identité. La mère est un « pilier » dans une famille. Tout passe par elle, elle sait tout, elle connaît tout (du moins le croit-on lorsqu’on est enfant). Perdre sa mère, c’est perdre des repères qui ont toujours été présents. Il faut alors construire les siens si cela n’a pas été fait auparavant.

 

A. Bennani : _ On sait que ta petite « Crevette » compte beaucoup pour toi. As-tu pensé écrire des poèmes pour les enfants, sachant que la littérature enfantine connaît un grand avenir ?

 

F. Bourdin : _ Ma fille a eu six ans ce mois-ci. La « crevette » est grande maintenant mais je préfère partager la littérature enfantine avec elle au moment de la mettre au lit, juste avant de lui souhaiter une bonne nuit en la serrant dans mes bras.

 

A. Bennani : _ L'Internet semble avoir changé pas mal l'existence des internautes. Ceci va de l'amour Numérique jusqu'à la publication poétique. Ceci pour conserver la rime (sourire). Te sens-tu aussi concernée par ce géant de la technologie ?

 

F. Bourdin : _ Bien sûr. J’ai découvert Internet il y a deux ans, lors de mon retour dans la maison familiale. J’ai rencontré beaucoup d’amis par ce biais. Certains sont encore virtuels, comme toi par exemple, tandis que d’autres sont des amis que je vois dès que l’occasion se présente. La plupart sont des gens concernés par la poésie ou la littérature, mais pas seulement. J’ai été amenée à rencontrer des gens avec qui je n’aurais peut-être jamais sympathisé dans des circonstances réelles et c’est un moyen « express » pour réaliser des projets, comme la publication par exemple. Et puis… comment pourrais-je ne pas me sentir concernée alors que j’ai rencontré Thierry de cette manière ?

 

A. Bennani : _ Replongeons dans les poèmes. Quels sont les principaux thèmes de tes poésies ?

 

F. Bourdin : _ Les douleurs d’abord, comme la mort avec l’incompréhension, les questions, la rage et l’acceptation. Comme un coup de gueule ou un coup de blues, les douleurs peuvent avoir des visages très différents. Le second thème, c’est l’amour qui reste lui aussi très vaste. Ces deux thèmes seront présents dans mon second recueil, ce qui ne l’empêchera pas d’être très différent de celui-ci.

 

A. Bennani : _ J'ai compté une dizaine de poèmes érotiques qui commencent à partir de la page quarante. De l'érotisme décent, j'en conviens. Et je trouve que dans la poésie hispanique, ce thème est plus usuel qu'un français. Ou bien as-tu un autre avis ?

 

F. Bourdin : _ Je suis de ton avis sur l’érotisme décent (trop ! - rires…) de mes poèmes. Par contre, j’ai eu l’occasion de traduire des poèmes espagnols, par curiosité, lorsque j’étais sur Psf (Poetas Sin Fronteras) et c’est vrai que l’érotisme y est plus présent qu’en France. On dit des espagnols qu’ils ont le sang chaud. Peut-être que les Français sont trop coincés ou timides pour oser écrire des textes semblables. En tout cas ce dont je suis sûre, c’est que l’érotisme dans l’art en France n’a pas un très bon accueil au niveau du public mais surtout au niveau des administrations organisatrices d’événements artistiques.

 

A. Bennani : _ Tu écrivais pour qui avant de commencer à publier tes poésies ?

 

F. Bourdin : _ J’ai écrit et j’écrirai encore pour ma mère, mon père, ma fille, mes amis, mes amours, j’écris pour tous ceux que je côtoie ou pour tous ceux à qui j’ai un message à faire passer. Mais avant tout c’est pour moi que j’écris. Cela me permet de me soulager d’un poids, qu’il soit léger ou non. L’écriture est un art solitaire.

 

A. Bennani : _ Il m’est arrivé de lire tes proses, et je dois dire que là aussi tu te débrouilles très bien. Tu n’as pas de nouvelles ou des romans en point de mire ?

 

F. Bourdin : _ Merci pour le compliment. (sourire) Il y a un roman en effet. Un thriller plus exactement. J’ai commencé à écrire le début au printemps dernier mais il a été mis de côté à cause de la publication de mon recueil. Thierry a hâte que je m’y remette car nous l’écrivons ensemble, les idées de l’un rebondissant sur celles de l’autre. Pour l’instant tout se passe bien mais je me doute que nos idées ne seront pas toujours les mêmes. Nous ne sommes déjà pas d’accord sur la fin alors…

 

A. Bennani : « Quelquefois, je voudrais pouvoir parler au monde entier et lui crier… »
écris-tu dans ta « 
Lettre à l’ex ».  Il t’arrive de le faire, des fois ? (sourire)

 

F. Bourdin : (rires) Non, je ne suis pas encore montée sur le toit d’une maison, d’un immeuble ou en haut de la Tour Eiffel pour crier ce genre de rage mais j’imagine sans problème tout le bien que ça aurait pu me faire quand j’ai écrit cette lettre. Je suis pourtant d’une nature calme et compréhensible mais quand je me mets en colère… il ne fait pas bon être l’objet de celle-ci.

 

A. Bennani : On connaît à présent tes goûts pour l’écriture, le choix des thèmes…Qu’en est-il de Frédérique lectrice ?

 

F. Bourdin : Celle-ci dévore tous les livres qui lui passent sous le nez. Je n’ai pas de style particulier. La seule chose qui fait que je vais adorer un bouquin plus qu’un autre, c’est la manière dont l’histoire est écrite. Plus elle va être « tordue » (mais compréhensible), plus je vais aimer. Mais avant tout, ouvrir un livre c’est ouvrir la porte d’un autre monde. Quelques mots suffisent pour que je m’échappe dans la vie de quelqu’un d’autre, dans une autre culture ou un autre temps.

 

A. Bennni : _ Un petit commentaire avant de conclure cette entrevue ?

 

F. Bourdin : Oui. Etre publiée a toujours fait parti de mes rêves de petite fille et je me suis rendue compte que les rêves ne sont pas tous impossibles à réaliser. Alors merci pour cette entrevue. Même si elle était dans un but précis, j’ai eu plaisir à partager cet échange avec toi, et merci de m’avoir invitée aux débuts de Poètes Sans Frontières. C’est un peu grâce à toi aussi tout ça…

 

 

Entrevue réalisée en 2007

Biographie

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Le 18 avril 1978, troisième enfant de la descendance Bourdin, Frédérique pousse ses premiers cris dans un hôpital Nantais. D’une famille catholique pratiquante, elle grandit dans un univers protégé, sans grande fantaisie ni heurt mais sans parvenir à trouver sa place au sein de la maisonnée.

 

C’est au collège qu’elle côtoie l’écriture pour la première fois. Elle lui apparaît alors comme un moyen d’évasion, une envie d’être soi. Elle découvre la possibilité de laisser échapper le tumulte des sentiments, d’un trop plein de vie au trop peu d’affection décelée.

Par manque de confiance, elle ne s’y attarde pas.

Sa pudeur gomme les reliefs de son adolescence revendicatrice, puis le présent prend le dessus : elle épouse sans conviction le schéma sociétal.

L’exogamie.

 

Une nouvelle région, un homme attirant, une enfant, un appartement, des petits boulots. Petit à petit, de mauvais choix en non-dits, Frédérique, aux côtés de son compagnon, se réfugie dans un monde terni par l’image qu’il lui renvoie d’elle-même.

Quelques années de vie commune suffisent à la faire douter à chaque instant, à tel point qu’elle se persuade que le bonheur n’existe pas, qu’il n’est qu’une invention ridicule pour faire rêver les enfants…

A la mort de sa mère, le temps ralentit brusquement. Un relent d’inachevé l’investit. L’absence. La colère. Le manque. Le déficit d’amour, reçu et donné. La révélation de l’amour inébranlable d’une fille pour sa mère. L’espoir débouté d’être un jour, certaine que sa mère l’aimait.

Et pendant ce mauvais temps, un bonheur amoureux déchu, le début d’une spirale viciée. Une descente interrompue par des coups à l’âme, à l’amour propre, au corps enfin. Une rupture.

Un départ.

Un nouveau départ.

La reconstruction.

 

La jeune femme s’installe avec sa fille dans la maison où elle a toujours connu sa mère. Les souvenirs l’assaillent.

L’écriture revient avec sa fanfare de mots qui sortent les non-dits de leur torpeur. Elle laisse couler son cœur jusqu’à atteindre un monde fait de respect, de règles, de conditions… sa condition, un coup de fouet au destin.

D’abord quelques lignes, quelques vers… petit à petit les maux s’échappent pour se faire sensuels, érotiques… voluptueux. La vie qui se glisse dans ses veines. Plus forte, plus solide.

Des expériences qui modèlent l’existence.

 

Le cœur à nouveau libre, elle rencontre un homme sur Internet qui lui fait découvrir une autre face de sa personnalité, désirs inavouables et… inassouvis.

Auteur et sophrologue, il la conseille, la forme, lui apprend à avoir confiance en elle. Rapidement, un projet de vie commune s’installe. Entre l’amour et l’écriture, Frédérique apprivoise ses douleurs. Coup dur alors pour la jeune femme : il la quitte.

Elle refuse d’écouter et de comprendre, et ne peut accepter les raisons de cette rupture qui la renvoient une fois de plus face à ses échecs sentimentaux. Elle ne se sent plus capable de faire confiance, elle vit cette séparation comme une trahison. La rage au ventre, elle jette sa colère aux hommes sur un site de rencontres.

L’un d’eux, Thierry, la déstabilise rapidement en mettant le doigt sur ses blessures. Surprise, elle tombe sous le charme malgré une certaine retenue. Elle veut rester concentrée sur l’avenir à construire, mais l’amour s’installe et elle se laisse porter de nouveau par ses sentiments.

 

Deuxième naissance, Frédérique devient Papillon, femme libérée et entière qui prend son envol vers l’infini d’une vie.

Nul besoin de se retourner.

Plus de doute.

Le futur s’ouvre.

Elle stabilise sa vie familiale et professionnelle mais reste une femme secrète qui se dévoile lentement. D’une sensibilité à fleur de peau, marquée par son vécu familial, décalée, avec son look parfois provoquant.

Vient ensuite une première publication qu’elle dédie à la mémoire de sa mère et dans laquelle elle se définit. « D’ailes brisées à elle sensuelle » est son premier recueil de poésie. Coup du destin ou non, il parut le jour de la fête des mères.

Réalisant qu’il lui est possible de concrétiser ses rêves, elle s’investit également davantage dans la photographie. Non seulement elle découvre autant de plaisir à être modèle que photographe mais elle exploite en plus ses photos comme support pour les poèmes qu’elle expose.

D'ailes brisées à elle sensuelle

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Auteur : Frédérique Bourdin
ISBN : 9780979846892
Format : 64 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,
papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
couverture extérieure #100 en quatre couleurs

« D’ailes brisées à elle sensuelle » de par cette œuvre poétique, Frédérique Bourdin ne nous délivre ni un message ni un testament. Elle ne définit pas le monde mais, humblement, nous demande une présence amicale. Le lecteur devient un confident, ce visiteur d’un soir que l’on retient du geste et de la voix et auquel, lorsque le jour baisse, l’on se raccroche comme à un dernier recours…

De ces instants arrachés à la nuit et à la solitude, il semble que dépendent le salut du poète et la survie de l’amour qui se dérobe autant qu’il l’habite. Ici, la poésie est placée sous le signe de l’instant qui se renouvelle, inséparable du temps de l’écriture et de celui de la lecture, elle est environnée de ce silence qui éclaire la parole, et dans lequel l’être se révèle menacé par le néant…

Poète de l’intime, Frédérique Bourdin entend les voix secrètes qui nous hantent et vivent à l’intérieur de nous, elle n’en est pas seulement un simple écho sonore mais : la messagère… !

En effet, Frédérique Bourdin possède cette inspiration mystérieuse qui élève le verbe au dessus de l’étiage ordinaire et qui charrie dans son sillage son flux d’images, de pensées, de sensations et, « si son cœur lui parait petit… », c’est que son chant d’amour galvanise l’énergie de son âme, fouette son désir de vie et sa fierté d’être et en cela la renforce dans son refus d’accepter l’irrémédiable…

Avec « D’ailes brisées à elle sensuelle » plus que d’autres, elle ressent et traduit le poids de la destinée et malgré les contradictions inhérentes à la nature humaine, elle croit, tout en le sachant fragile et peut être hors d’atteinte, à l’amour, à cette force qui la dépasse et transcende sa prose au niveau des plus grands. D’elle, elle nous offre autant l’intime que la force et le pouvoir d’aimer au-delà du temps et ses abîmes…Et, tant qu’il y aura des âmes sensible à la poésie, c’est-à-dire des âmes et des corps rêvant, aimant, souffrant, capables de chanter la vie autant dans ses joies que dans ses douleurs, de par son langage imagé et rythmé s’enracinant au cœur même de l’être, celle de Frédérique Bourdin demeurera : intemporelle…

« D’ailes brisées à elle sensuelle » perpétue cet état instable, qu’Ovide a si bien dépeint dans les « Métamorphoses ».

Au bord de l’anéantissement, sur le seuil de la pétrification, face au rapt qui saisit et suspend, dans l’élan brisé que fixe la mort, Frédérique Bourdin oscille sur un fil aux limites de l’obscur et de par sa poésie, à la fois personnelle et universelle, comme un papillon devenu phénix, elle entrouvre ses ailes et nous convie à l’espérance : « d’un amour qui éclabousse le ciel… ».

De l’absence et ses manques, elle connaît la présence mais là où beaucoup se contentent de larmoyer sur eux même, elle, féminine et d’une sensualité à fleur de peau, en quête d’absolu, exploratrice des ombres qui l’agitent, parfois perdue mais toujours animée de la même soif, elle va jusqu’au bout d’elle-même et de ses chagrins comme de ses désirs sans cesse testent les limites…

Alors, de son étoile, Frédérique Bourdin nous confie en partage, le besoin de chaleur…Ce besoin qui nous habite tous et qui de page en page nous étreint toujours plus fort.

« D’ailes brisées à elle sensuelle » un recueil que je vous invite à lire et découvrir et qui, de par la palette des sentiments qu’il projette, ne pourra laisser aucun d’entre vous indifférent…

Qui sait ce qu’il vous révèlera de votre Moi intérieur, de cet autre en vous que vous n’osez affronter de peur qu’il ne vous dérange… ?

__________________________
- PHILIPPE LEMOINE, poète

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DoMica .wrote:

Bonjour, je vous souhaite une Bonne & Heureuse Année en vertu de votre demande ami.
Bonne journée
*DoMica*

Jan. 15
rire, je vois que tu a fais le menage, le petit article dans les cgu concernant les droit d'auteur fait peur ^^
bises ma belle et bonne année
Dec. 31
Vendeawrote:
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
 
***!!! Des bonbecs ou un sort  !!!***
Oct. 31
Vendeawrote:
Merci pour cette nouvelle amitié. J'ai découvert ton blog avec grand plaisir
Tu es dans ma liste d'amis , j'ai vérifié (sourire)
Bonne soirée et à bientôt pour de nouveaux échanges
Poussi'
 
Oct. 28
BONSOIR
BISES
Oct. 6

On prend 1 minute pOur t'apprécier,

1 jOur pOur t'aimer,

et 1 vie entière pOur t'Oublier !

EnvOie ce message aux persOnnes

que tu n'Oublieras jamais et à mOi

si j'en fais partie...

Si tu ne l'envOies à persOnne,

ça veut dire que t'es pressé

et que t'as Oublié tOus tes amis.

Si 6 messages te reviennent , alOrs:

t'es vraiment aimé(e)...

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de l'amitié ... envoyez cette rose à vos amis

(et aussi à moi si j'en fais partie) et voyez combien vous en recevrez

gros gros bisousss

Je te reviens plus tard pour ton tit message du vendredi ok xox

Sept. 25
Merci de m'avoir répondu sur 2 des mes messages Papillon
J'aime ta franchise c'est grattifiant et intéressant pcq
tu sembles être une personne frache et honnête
J'adore ca
 
Hey oui, figure toi que j'écris à mon monde justement
pcq lorsque je les ai invité c'est que au parà vent j'avais été voir leur spaces et qu'il me semblait intéressant et que ca serait cool de pouvoir partager et échanger des choses
et que lorsque je les ai invité ou accepté leur demandes c'était pas pour rien voilà
Nath, au plaisir de te relire sur mes textos
 
p.s.; quand je fais des copies collé c'est seulement si ce que je lis est cute, drôle ou encore intéressant alors je le prend et le transmet à mes amis
Sept. 24
gregorywrote:
kikou
Tres joli blog ,bavo
continue
@+
July 15
Davidwrote:
Salut,
Très beau blog et très touchant...
Je te laisse une vidéo de mon groupe en passant et t'invite à visiter mon "space" photos et vidéos de ma vie...
 

 

Without love... where would you be now ??

 
A plus tard,
June 29
.wrote:
belle femme et jolie blog...bisous
June 24